L’exposition « Les Mains sans sommeil » qui se tient au palais de Tokyo jusqu’au 7 janvier prochain invite le public à venir découvrir les œuvres inédites d’artistes plasticiens ayant trouvé leur inspiration dans les savoir-faire et les matériaux précieux de la maison Hermès.

Depuis vendredi, le Palais de Tokyo accueille entre ses murs « Les Mains sans sommeil ». Cette exposition collective, programmée jusqu’au 7 janvier 2018, met en lumière les œuvres des 9 artistes qui ont  participé au 10e cycle du programme des résidences d'artistes de la Fondation d'entreprise Hermès, initié en 2014. 





Immergés durant de longs mois dans les manufactures d'Hermès, ces jeunes plasticiens (Bianca Argimon, Jennifer Avery, Clarissa Baumann, Lucia Bru, Io Burgard, Anastasia Douka, Célia Gondol, DH McNabb et Lucie Picandet), inspirés par les matériaux précieux et les savoir-faire de la maison parisienne, ont eu carte blanche pour créer des œuvres inédites, mêlant art contemporain et artisanat.

Assistés par les artisans du groupe Hermès et parrainés par trois artistes confirmés (Jean-Michel Alberola, Ann Veronica Janssens et Richard Fishman), ils ont chacun eu l’occasion de produire deux œuvres, l’une qui leur est propre, et l’autre qui sera ensuite exposée au sein de la Fondation Hermès.

 



L’exposition marque un trait d’union entre l’artiste et l’artisan, mettant en avant, comme l’explique Gaël Charbau, le commissaire d'exposition, la complémentarité entre les « passeurs de gestes guidés par le savoir-faire » et les « inventeurs de formes traversés par le laisser-faire ». Ces collaborations ont permis d’aboutir à des œuvres exceptionnelles, représentant parfois des défis de taille, nécessitant des connaissances techniques très poussées. 

C’est le cas, par exemple, du travail de l’artiste brésilienne Clarissa Baumann, réalisé chez l'orfèvre Puiforcat, entreprise familiale du groupe Hermès, qui se compose de fils d'argent créés à partir de cuillères étirées à l'extrême. « J'ai voulu emprunter le chemin à l'envers, défaire un objet avec soin et dans le temps », explique l’artiste. « Au début, ils ne pensaient pas pouvoir faire de fil de plus de 3-4 mètres de long », ajoute-t-elle. Au bout du compte, des sculptures de 12 à 17 mètres de long ont pu naitre de cette étroite collaboration. 
 

​Ils en parlent...

 

"Les Mains sans sommeil" : Hermès expose ses artistes au Palais de Tokyo, Par Marie Périer pour Vogue le 1er novembre 2017

"Depuis 2010, Hermès donne sa chance aux jeunes artistes plasticiens du moment en invitant une poignée d’entre eux à intégrer sa Fondation d’entreprise chaque année. Le principe ? Trois jeunes plasticiens parrainés par des artistes reconnus sont accueillis pendant un an au cœur des manufactures et ateliers Hermès, partageant ainsi le quotidien des artisans de la maison."

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Au Palais de Tokyo, les métiers d'art entre les mains de neuf plasticiens, Par l'AFP  le 24 novembre 2017        

"Bianca Argimon, artiste belge du même âge, en résidence au sein de la holding textile Hermès en région lyonnaise, s'est quant à elle intéressée à l'impression sur mousseline de soie, matière particulièrement délicate à manipuler." 

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